En Suisse, les citoyens peuvent non seulement élire leurs représentants – c’est la démocratie représentative, mais se prononcent également sur différentes questions grâce aux droits de vote, d’initiative et de référendum – c’est la démocratie directe .

Le système des droits politiques est le fruit d’une longue évolution depuis le bas, des communes à l’échelle du canton et de la Confédération. Dans un pays d’une grande diversité linguistique et culturelle ils représentent une sorte d’ADN commun. Ils font partie de l’identité suisse.

Des occasions de voter se présentent en moyenne quatre fois par année. Mais qui peut voter? Le fait de payer ses impôts suffit-il pour obtenir les droits politiques en Suisse? De quels droits politiques disposent les migrants?

Les droits politiques s’acquièrent en principe suite à la naturalisation. Cependant, les personnes de nationalité étrangère, domiciliées en Suisse depuis un certain temps, ont également la possibilité d’exercer des droits politiques. Ceux-ci varient d’un canton (voire d’une commune) à l’autre.

A Genève, les étrangers établis depuis huit ans en Suisse ont le droit de voter et d’élire au niveau communal. Ils n’ont par contre pas le droit d’être élu. D’autres formes de participation, dites alternative, tel les contrats de quartier, leur sont accessibles.

Disposer de droits politiques c’est bien, les connaitre et savoir les pratiquer c’est encore mieux. Ceci est de surcroit vrai dans un pays qui dispose d’un système aussi riche et complexe. Quels sont les besoins spécifiques des migrants en matière d’informations théoriques et pratiques sur les droits politiques?

Les séances d’information et ateliers pratiques, les visites d’institutions, les café contact et autres activités organisées dans le cadre du projet visent à apporter des réponses adaptées à ces questions.